Posté le 30.05.2008 par casiopea
Galerie Bendana Pinel propose en première exposition le travail d’un jeune chilien qui travaille maintenant à Berlin, Pablo Zuleta Zahr. À la première partie de l’exposition, il a installé sa caméra vidéo dans des espaces urbains de forte affluence. Utilisant ces enregistrements le photographe organise alors les images sur son ordinateur en fonction de différents critères de sexe, d’âge, de type de vêtements et finalement de couleur. Dans un premier temps, isolés de la masse, sont ensuite placés dans la même image des groupes de personnes aux caractéristiques identiques et stéréotypées.
Zuleta Zahr aborde ainsi les enjeux de la globalisation et de la culture de masses qui affectent notre société.
Dans la série Madrid Subway, Zuleta Zahr continue son travail de recherche sur les individus dans les lieux publics.il a réussit à tirer un panneau intéressant de notre monde actuel…
Reyhaneh ABEDANZADEH
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Posté le 22.05.2008 par casiopea
How To Be a Megastar Tour 2.0
Du 14. Mai. 2008 au 24. Mai. 2008, au palais des sports, a lieu un concert rock particulier, divertissant et créatif.
The Blue Man Group est un groupe américain, formé en 1988, par trois amis (Matt Goldman, Chris Wink, Phil Stanton)
Ils proposent un show vraiment théâtral où fusionnent la musique, la comédie et la performance. Par exemple, des éclaboussures de couleurs vives qui viennent de l’éclairage et de l’instrument donnent l’impression que la musique transforme en quelque chose de visuelle.
Ces trois hommes en bleu jouent, sans un mot, principalement, des instruments innovants, uniques, fabriqués par eux-mêmes comme le piano ouvert, des instruments de percussions en tuyaux PVC. Le fait qu’ils intègrent dans leur musique du bruit produit par des objets qui ne sont pas des vrais instruments conventionnels, on pourrait dire qu’il s’agit d’une musique expérimentale. Mais, en même temps, par deux chanteurs de l’équipe musicale qui enchaînent des chansons d'un genre, le spectacle se définit comme un concert rock.
Par ailleurs, Blue Man Group crée une ambiance exceptionnelle en utilisant une variété de média et de technologie. C’est, peut-être, ce qui transporte le public d’aujourd’hui.
Heeyun KIM
Posté le 19.05.2008 par casiopea
Exposition du 3 Mai au 7juin 2008, gallerie Jean-Luc et Takako Richard
Le but de l'artiste n'est pas tant ici de représenter quelque chose que de tenter de matérialiser une lumière surgissant de l'obscurité.
Entre la peinture et le grafitti, la technique employée est toujours la même et montre une maîtrise parfaite de l'artiste. La peinture, vraisemblement apposée à la bombe, sculpte néamoins littérallement les tableau et donnent l'impression lorsque l'on regarde ceux ci sous un certains angle qu'une lumière réelle irise une surface humide et brillante. La simplicité de la représentation n'a d'égale que sa perfection et son ingéniosité. A l'image de la peinture traditionelle, le mouvement de l'instrument (ou plûtot dans le cas présent son orientation) est identifiable sur chaque toile.
Le vide est toujours l'élément dominant de la composition, structurant tout l'espace de représentation, à l'instar de ces estampes japonaises représentant, dans un nombre minimes de coups de pinceaux, des montagnes embrummées ou des esquifs posées sur une mer d'huile.
Même si la volonté de l'artiste se focalise sur l'abstraction, il est impossible de ne pas projeter ses propres représentations dans chacun des tableaux. Ainsi, de ces peintures à dominance noir semblent surgir cascades, montagnes ou rochers, baignés d'une lumière crepusculaire et s'enfonçant dans une matière dense et opaque.
Chacun des tableaux est placé de manière à répondre à ses voisins et s'intègre parfaitement dans la composition globale se dégageant de l'exposition et faisant naître, lorsqu'on les parcours successivement du regard, un mouvement tourbillonnant.
Vincent Le Moigne, 216296
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Site de la gallerie :http://www.galerierichard.com/
Posté le 19.05.2008 par casiopea
Exposition du 3mai-7juin 2008 - gallerie Jean-Luc et Takako Richard
L'exposition est constituée d'une dizaine de peinture, représentant toutes des rues désertes de hauts grattes ciels. Traitées de manières ultra réalistes, les bâtiment sont constitués d'empilements d'architectures différentes, allant du style haussmanien à l'art déco des années 1930.
Toutes les œuvres semblent être des instantanés d'un temps hors du temps, dépourvus signes de vie ou de toute évocation de mouvements quelconques. Mêmes les ciels, quand ils sont présents, impulsent un sentiment claustrophobiques. Représentés nus, sans nuages oiseaux ni soleil, le ciel n'est parfois que suggéré par une lumière diffuse pénétrant par de larges ouvertures percées dans les hauteurs.
Cette impression est renforcée par la composition des tableaux, réalisés dans une contre plongée étouffante. Ces espaces étroits en pleine déliquescence plongent le spectateur dans un univers d'autant plus énigmatiques qu'il cristallisent le regard sur des zones incongrues comme ces emplacements de fenêtres remplacés par des murs salis ou encore ces arche imposantes trônant au milieux de gratte ciels stalinien.
La densité des volumes et le gestion de l'espace y est renforcée par l'utilisation omniprésente du clair-obscure et la composition des zones sombres des tableaux. Dans ces ruelles ténébreuses, le regard peut toujours se perdre vers un espace de liberté, matérialisé par une lumière crue venant du ciel. Ainsi le poids des ces bâtiments sans âges s'en trouve décuplé par la simple gestion de la lumière.
Tant par le thème abordé, la désertification et donc la déshumanisation de zones urbaines, que par son traitement plastique, l'œuvre de Stephan Hoenerloh rappelle étrangement celle de l'architecte japonais Tsutomu nihei. Sans symbolique particulière, ces représentations picturales dénoncent, d'après le communiqué de presse de l'exposition "une civilisation puissante qui s'est fossilisée" et "nous met en garde contre la vanité de l'homme et les dangers de son appétit de puissance". Le titre de l'exposition parle d'ailleurs de lui même. A la limite de la photographie, tant par la cohérence de l'architecture et de la composition que par le sujet lui même et le réalisme extrême de sa réalisation, ces peintures témoignent d'une maîtrise hors pair des codes de représentation.
Malheureusement, toutes ces qualités sont également le reflet de certains défauts. Il est à mon sens regrettable de constater la récurrence du sujet et sa composition systématique. Comme tant d'autres artistes, Stephan Hoenerloh semble exploiter un filon et ne s'en écarter sous aucuns prétextes, limitant toute prise de risque.
Le prix des œuvres, entre 600 et 17000 euros reste néanmoins raisonnable au regard de leur perfection technique et plastique, surtout lorsqu'on les compare à certains monochromes exécutés sans talent et se négociant 10 fois plus cher.
Vincent Le Moigne, 216296
Liens utiles
Site de l'artiste : http://www.hoenerloh.de/
Site de la gallerie :http://www.galerierichard.com/
Posté le 24.04.2008 par casiopea
"Nature inquiétante" à la Galerie Végétale du 27 mars au 27 avril 2008
A proximité du Canal Saint Martin, au 29 rue des Vinaigriers.
Pour se rafraichir les idées ou fêter l’arrivée du beau temps (enfin ! mais ou étais tu passé ?) vous avez plus que 3 jours pour visiter la galerie végétale ou exposent une quarantaine d’artistes, dont Loulou Picasso, notre intervenant au cours du 21 mars.
Au premier abord, on à l’impression de pénétrer dans un magasin de plantes, on doute avant d’y rentrer et après avoir regarder une 3ème fois le numéro de la rue, on se lance.
La traversée de la forêt amazonienne est obligatoire avant d’arriver aux œuvres qui se situent au fond de l’espace vert. On y retrouve des plantes venues d’ailleurs, le décor végétal nous fait plonger dans un autre monde, loin de la vie urbaine, proche de la nature. Ce fut un moment agréable, de courte durée mais qui en valait la peine.
Plusieurs artistes* sont réunis dans cette même galerie pour partager leur expérience végétale, ils nous présentent leur travail « in situ », « nature inquiétante ». Les œuvres n’ont rien d’inquiétantes, cependant les plantes qui nous entourent peuvent le paraître car inexplorées. L’inconnu fait peur, c’est connu.
On découvre divers styles qui va de l’art naïf au réalisme, du soft aux univers trashs ou encore de la simplicité à la complexité. La création de l’homme et de la nature ne se dissocient pas mais au contraire, ils nous laissent parfois perplexe avec les même questionnements : mais qu’est ce ? Que cela représente t-il ? À vous de trouver vos propres réponses.
*Artistes exposés : ROLAND TOPOR, GEBE, WILLEM, GUY PEELLAERT, OLIVIER O. OLIVIER, CHRISTIAN ZEIMERT, MARK BRUSSE, JACK VANARSKY, ROBERTO PLATE, PAVEL SCHMIDT, MICHEL QUAREZ, MEDI HOLTROP, CHANTALPETIT,DANIELLE FAUVEL, LEA LUND, DENIS POUPPEVILLE, ANDRE STAS, PASCAL DOURY, OLIVIA CLAVEL, LULU LARSEN, LOULOU PICASSO, KIKI PICASSO, FREDERIC PAJAK, PASCAL, PLACID, MUZO, MIGUEL EGANA, PYON, CAPTAIN CAVERN, KILLOFFER, BLANQUET, MATTT KONTURE, STAN&VINCE, JOKO, OLIVIER TEXIER, ANNE VAN DER LINDEN, OLIVIER ALLEMANE, QUENTIN FAUCOMPRE, GUILLAUME DEGE, NOEMIE BARSOLLE, SOPHIE BRUNELIERE, CELINE GUICHARD, LOTIE, JOHANNA DI DIO, CECILE KOJIMA, JUSTINE ABITTAN, LUCIE LAROCHE, SUPERCINQ, ELSA BLONDEAUX
Isabelle He
Posté le 23.04.2008 par casiopea
« Parler couleur rouge est un pléonasme. Le rouge est la couleur par excellence […] la première de toutes les couleurs ». Michel Pastoureau, Dictionnaire des couleurs de notre temps, 1992.
Au musée des Arts décoratifs, plus précisément, à la galerie d’étude, se déroule du 19. Mars. 2008 au 1. Nov. 2008 une exposition intitulée « Aussi rouge que possible ».
C’est une exposition où des œuvres et des objets de tous les genres et des époques – comme le tableau de magistrat du 18e siècle, de nombreux jouets du 19e siècle, l’affiche Le Dernier jour de la Commune, 1871, le sac Chanel des année 70, 80, la chaise longue Djinn, 1964 – se réunissent au nom du ROUGE.
L’exposition est composée de douze petites salles thématisées et permet au visiteur un parcours libre sur deux niveaux de galeries.
Voici, les douze titres_
Intérieurs rouges
Habits rouges
Rouge pouvoir
Rouge politique
Rouge plaisir et volupté
Enfer et rédemption
Enfance et héros
Du porphyre au plastique
Cuirs, papiers, textiles
Céramiques et verres
Rouge précieux, rouge caché
Alerte rouge
Cette couleur est souvent utilisée pour mettre quelque chose ou quelqu’un en valeur soit en fonction de la signalisation de l’urgence soit pour la représentation du statut social.
Par ailleurs, dans la religion et dans la politique, le rouge devient un symbole idéologique qui influence un peuple ou la foule.
Et puis, on parle de l’enfer et de la rédemption en mettant la relation avec le sang du Christ.
Dans cette exposition, on remarque aussi l’évolution de la gamme que l’on obtient grâce à de nouveaux matériaux et à la technique moderne.
C’est une exposition qui ne laisse pas le visiteur s’ennuyer et son message est très clair. Toutefois, ce serait mieux que l’on dédie une ou deux salles à un plus grand espace afin de restituer un intérieur rouge avec des meubles convenables et que le visiteur fasse une expérience plus réelle. Parce que, parmi les dessins et les documents, il y en avait quelques uns qui n’étaient pas très visibles.
Heeyun KIM
Posté le 20.04.2008 par casiopea
trois pièces en un acte d’Anton Tchekhov
Mise en scène Patrick Pineau
Théâtre Romain Rolland de Villejuif
Les théâtres publics de périphérie sont nombreux à nous offrir une programmation variée mais toujours de qualité, proposant des textes d'auteurs. Le théâtre des Amandiers à Nanterre, le théâtre 71 à Malakoff, La MC 93 à Bobigny.
Le théâtre Romain Rolland, à Villejuif ne fait pas exception à la règle
: Shakespeare, Ionesco, Brecht, Tchekhov, mais aussi Emma Dante, Jean-Pierre Siméon, pour les auteurs contemporains, et de la danse, des concerts des opéras...
Tchekhov, dans ses pièces, il ne se passe jamais rien, Tchekhov, c'est pour les intellectuels, c'est lent... Mais les personnages de Tchekhov, quand ils sont joués avec autant de talent que ce soir là, sont pathétiquement drôles, rageusement amoureux, se séduisent avec hargne et colère, tombent fous l'un de l'autre en se battant en duel, se suicident par désespoir devant un public mort de rire, et s'embrassent avec fougue sous les hourras et les applaudissements, alors que les lumières du théâtre ne sont pas encore éteintes, car le public à tout simplement oublié qu'il était au théâtre, et n'attend pas le conventionnel noir pour se permettre d'applaudir poliment. Un pur moment de spectacle plus que vivant.
Laura Dechenaud
Posté le 20.04.2008 par casiopea
de Paul Thomas Anderson
avec Daniel Day-Lewis
C’est l’histoire d’un homme qui n’aime pas les hommes. Un homme qui a en lui une rage de détruire tout ce qui l’entoure pour mieux se faire une place, au pays où tout est possible. La compétitivité est sa raison d’être. Le film commence dans le sang, et pour une fois, ne fini pas par la sempiternelle rédemption politiquement correcte propre aux films américains. Le film fini... dans le sang.
Mais la violence de There Will be blood n’est pas principalement physique. Daniel Plainview, futur magnat du pétrole, magnifiquement interprété par Daniel Day-Lewis, n’est pas un personnage colérique, en proie à des excès de rage. Il tue, il frappe, il hurle avec raison, ses raisons. Il n’aime pas avoir à faire la salle besogne de tuer et d’enterrer cet inconnu qui s’est fait passer pour son frère voyant qu’il faisait fortune, il n’aime pas envoyer son jeune fils devenu sourd après l’explosion d’un puit de pétrole, dans un pensionnat, ou traîner dans la boue, à coups de poing, ce prêcheur insolent qui réclame de l’argent pour son église. Mais il le fait, car tous sont en travers de son chemin, et la bonne conscience est inutile. Si un vieillard sympathique, et humaniste accepte de faire passer un pipe-line dans ses terres à la seule condition qu’il se fasse baptiser, et qu’il avoue tous ses péchés devant un public de religieux frénétiques, il le fait. Et alors qu’on peut penser à un renouveau dans la vie de l'homme d’affaire sans scrupules, une fois confessé, on l’entend se dire à haute voix, encore trempé de l’eau purificatrice « j’ai mon pipe-line ! ».
C’est la vie de ce personnage, complexe, ambigu, se dévoilant au fur et à mesure du film, qui est ici mis en scène, dans un décor naturel grandiose, magnifique, le désert.
Laura Dechenaud
Posté le 20.04.2008 par casiopea
Atelier du Plateau, 5 rue du plateau 75019 Paris
du 12 au 19 avril, tous les jours
avec Pierre Baux et Vincent Courtois
" Le rock'n'roll est tellement génial, des gens devraient se mettre à mourir pour lui.
Vous ne comprenez pas.
La musique vous a rendu la pulsation qui vous permet de rêver.
Toute une génération qui marche au son d'une basse Fender...
Il faut que des gens meurent pour la musique, c'est tout.
Des gens meurent pour n'importe quoi alors pourquoi pas pour la musique ? Mourez pour elle. C'est pas joli ? Vous voudriez pas mourir pour quelque chose de joli ?
Peut-être que je devrais mourir.
Après tout, tous les grands chanteurs de blues sont morts.
Mais la vie est meilleure, maintenant.
Je ne veux pas mourir. Si ? "
Lou Reed
Voici un échantillon du spectacle Écrits rock. Les textes interprétés par Pierre Baux sont tous extrais du livre Please Kill Me, l'histoire non censurée du punk racontée par ses acteurs. Et ils en ont des choses à raconter, Iggy Pop, Lou Reed, Jim Morrison, David Bowie, Patti Smith, Dee-Dee et Joey Ramones, Sid Vicious, et les autres, les inconnus, les groupies professionnelles, les camés morts d’une over dose dans une baignoire la veille d’une tournée internationale ( Billy Murcia, éphémère batteur des New-York Dolls).
Sur le son vibrant et transportant du violoncelliste Vincent Courtois, dans un décor à l’esthétique simple mais évocatrice (pas moins de 100 enceintes sont disposées dans le lieu), Pierre Baux se métamorphose, en groupie hystérique qui sait ce qu’elle veut (coucher avec David Bowie), en rock star allumé(e), en chacun de ces acteurs du punk-rock, Tous aussi pathétiques et géniaux.
Mais attention, ce spectacle n’est pas un one-man-show avec potins sur la vie privée des stars du rock. C’est un pur moment de poésie. On tente de comprendre un peu mieux cette époque, on se dit qu’à leur place, on aurait fait pareil, on a envie de goûter à cette frénésie qui reste pour nous des mots, des textes, des sons, et on regrette presque cette époque, que les moins de trente ans n’ont jamais connue, et qui nous fascine.
Laura Dechenaud
Posté le 20.04.2008 par casiopea